Anton ou la trajectoire d’un père

Couverture du livre

Quatrième de couverture

Antonin DOCHERantonin docher au nouveau mexique - Copie

Anton Docher                                                                         Anton, Emiliano et Tomas Chavez

 

Un enfant dans l’Auvergne du 19ème siècle

Un soldat dans les guerres coloniales

Un missionnaire chez les Indiens du Nouveau-Mexique

Un orphelin

Un destin hors du commun

 

Extrait :

Ils cessèrent de parler et je perçus les glissements et les chiffonnements causés par des vêtements que l’on ôte à la va-vite. Et presque aussitôt, ce furent de petites plaintes de Madame Beaufils, comme si elle avait mal, puis la respiration puissante de Héraud. Le tout allant en s’accélérant. La femme avait l’air de souffrir de plus en plus et je m’enfonçais dans le foin jusqu’à me faire disparaître, incapable, ne serait-ce que de tenter de jeter un œil sur la scène insolite qui se jouait à trois pas à peine, de l’autre côté de mon tas d’herbes sèches.

Extrait :

Les murs tremblaient. Des éclairs nombreux lacéraient le ciel de leurs griffes d’argent et tuaient les ténèbres d’une lumière brève et aveuglante. Nous étions tous réunis autour de la lourde table. Un feu réconfortant claquait dans l’âtre. Père, qui ne savait écrire que son nom, tenait une affiche à la main. Il la triturait nerveusement.

Extrait :

Chaque fois qu’un de nos camarades tombait, dans un râle effroyable, un autre, situé juste derrière, le remplaçait dans le cordon. Au bout d’un moment, assez court, mais qui me parut une éternité, je fus au-devant de la scène. Face à face avec l’ennemi. Pour accéder au pugilat, nous devions à présent enjamber un monticule de corps agglutinés, certains tombés sans vie, d’autres hurlant, se tordant de douleur.

Extrait :

Le brouillard se dissipait au fur et à mesure que nous avancions vers le port. Comme au théâtre, le rideau vaporeux tomba et New York nous apparut, gigantesque et majestueuse. Sur la gauche, se tenait la monumentale statue fièrement drapée dans sa toge de cuivre rouge. Le front ceint d’une couronne rayonnante aux longues pointes acérées. Bras droit dressé vers les nuages, elle tenait la torche d’or qui inondait de lumière toute la baie, et bien au-delà. Les voyageurs saluèrent cette première véritable vision du Nouveau Monde par une clameur enthousiaste. Les chapeaux volèrent, les gens s’embrassèrent en riant.


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